Quoi de plus simple que la réduplication ? /oli/ "il est content", /olioli/ "il est très content" (exemple émérillon rapporté par F. Rose).
Sous son apparence de simplicité, le phénomène soulève néanmoins nombre de questions, au croisement de la phonologie, de la morpho-syntaxe et de la sémantique. Selon les langues, voire à l'intérieur d'une même langue, la réduplication peut prendre différentes formes - redoublement partiel ou total du terme -, affecter une ou plusieurs catégories grammaticales - nom, verbe, qualifiant, quantifiant - et remplir différentes fonctions. Afin de dresser un inventaire des valeurs qu'elle peut prendre, et de rechercher si les différentes valeurs recensées peuvent être ramenées à certains dénominateurs communs, le présent volume réunit des travaux divers à plusieurs titres. Par leur objet d'étude, tout d'abord : langues des Amériques, d'Asie, d'Afrique ou d'Europe. Mais également par les approches et points de vue théoriques adoptés. Au fil de l'ouvrage se dessinent des réponses aux questions telles que celle du lien entre formes et valeurs : un certain gabarit phonologique (par exemple la réduplication à l'identique d'un mot entier) est-il préférentiellement associé à une certaine valeur sémantique qui se retrouverait dans des langues diverses'?
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