Retour à la liste

Charles Dickens

L'écriture comme pouvoir, l'écriture comme résistance


Auteurs : JAECK Nathalie

JAECK Nathalie

Agrégée d'anglais, auteure d'une thèse sur les histoires de Sherlock Holmes et de nombreux articles sur Doyle, Stevenson, Conrad, Dickens, Nathalie JAECK est actuellement maître de conférences à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3.

ISBN : 9782708011960
broché      160 pages
Date de publication : Février 2008



Fidèle à la vocation des titres de la collection « Des auteurs et des oeuvres », le livre de Nathalie Jaëck s’adresse aux étudiants de classes préparatoires et de l’université qui trouveront de nouvelles clés de lecture de l’oeuvre de Dickens, des commentaires de textes en anglais, un index et une bibliographie détaillée. Il intéressera également tout lecteur curieux des grands auteurs de langue anglaise.


Et si les romans de Dickens, cet auteur victorien canonique dont l’oeuvre a déjà été largement commentée par la critique, étaient foncièrement doubles, volontairement duplices ? Et s’il y avait, au coeur de cette écriture institutionnelle qui crée le réalisme à l’anglaise, une subversion intrinsèque, un désir d’introduire, au sein même du système de représentation très cohérent qu’elle construit, une mise en échec, une alternative formelle, une sorte de virus ?


Situé à la croisée des chemins littéraires, au moment crucial où le réalisme se voit confronté à ses limites, et où le modernisme ne s’est pas encore érigé en système, le texte dickensien s’installe dans cet espace de transition : il construit très méthodiquement une machine littéraire réaliste efficace, en même temps qu’il expérimente les moyens formels de gripper le bel ouvrage. De la même manière que l’époque victorienne triomphante laisse deviner l’envers de son décor, ce texte flamboyant, prototype du texte réaliste à l’anglaise, se transforme en laboratoire formel un peu clandestin, et n’est peut-être pas tout à fait celui que l’on croit...