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Les adverbes du français

Le cas des adverbes en -ment


Auteurs : Guimier Claude

Guimier Claude


Claude Guimier est professeur en linguistique anglaise à l’Université de Caen. Auteur d’une thèse de Doctorat d’Etat sur l’adverbe anglais, c’est par ce biais que, au sein du laboratoire ELSAP (associé au CNRS), il a été amené à s’intéresser aux circonstants et aux adverbes du français. Plus globalement, ses recherches portent sur la morpho-syntaxe et sur la sémantique de l’anglais et du français.


ISBN : 9782708008205
broché      176 pages
Date de publication : Décembre 1996



Cet ouvrage propose une typologie des modes de fonctionnement adverbiaux, fondée sur la distinction entre "incidence" (ce à quoi l’adverbe se rapporte syntaxiquement) et "portée" (ce qu’il affecte sémantiquement). L’étude proposée s’appuie sur de nombreux exemples attestés et souligne les cas d’interprétation non univoques. Il ne fait appel qu’à un nombre limité de concepts théoriques, tous définis dans l’introduction. S’il traite essentiellement des adverbes en -ment, sa portée est plus générale, les principes d’analyse retenus pouvant être utilisés pour envisager les autres adverbes, ainsi que, plus globalement, l’ensemble des circonstants.
L’adverbe constitue un ensemble hétérogène en français moderne. Au sein de cet ensemble, si les adverbes en -ment forment une classe morphologiquement homogène, la plupart connaissent des emplois variés et multiples. Cette polyvalence correspond en fait à une variation dans la portée de l’adverbe : l’élément à propos duquel l’adverbe prédique quelque chose varie en fonction du contexte. Ainsi dans Pierre gère honnêtement son affaire, l’adverbe porte sur le verbe (= la gestion de Pierre est honnête) ; dans j’aurais voulu mourir honnêtement, l’adverbe porte sur le sujet (= mourir en honnête homme) ; dans Elodie était honnêtement rondelette, l’adverbe porte sur l’adjectif et en indique le degré (= rondelette à un degré honnête, raisonnable) ; dans Honnêtement, je ne sais pas si je viendrai demain, l’adverbe porte sur le locuteur (= je suis honnête en disant que’) ; dans Honnêtement, dis-moi ce que tu en penses, l’adverbe porte sur l’interlocuteur (= sois honnête en me disant ce que tu en penses). Face à ces faits, il semble difficile de classer les adverbes eux-mêmes, à moins de multiplier les cas d’homonymie ou d’admettre que la plupart des adverbes puissent appartenir à des classes différentes.
Cet ouvrage aborde le problème de l’adverbe par une autre voie. Il propose une typologie des modes de fonctionnement adverbiaux. Cette typologie est fondée sur la distinction entre « incidence » (ce à quoi l’adverbe se rapporte syntaxiquement) et « portée » (ce qu’il affecte sémantiquement), incidence et portée pouvant selon les cas se superposer ou non. L’étude proposée s’appuie sur de nombreux exemples en contexte (romans, presse) et souligne les cas d’interprétation non univoques (ambiguïtés, neutralisation de valeurs, etc.).
L’ouvrage ne fait appel qu’à un nombre limité de concepts théoriques, tous définis dans l’introduction. S’il traite essentiellement des adverbes en -ment, sa portée est plus générale, les principes d’analyse retenus pouvant être utilisés pour envisager les autres adverbes, ainsi que, plus globalement, l’ensemble des circonstants.

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